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Attention épidémie de solitude

Un mal invisible, qui est douloureux, se propage vite et réduit notre durée de vie : l’épidémie de solitude.
Déjà, 1 américain sur 5 n’aurait pas d’ami proche.
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1. Un fléau silencieux, aux conséquences bien réelles

Vous en avez sûrement déjà entendu parler : « l’épidémie de solitude” n’est pas une simple formule choc.
Aux États-Unis, près d’un adulte sur deux se dit régulièrement seul.
En France, 21 % des personnes interrogées indiquent se sentir régulièrement seules. Et un quart de la population en souffre, selon la Fondation de France.

Une situation suffisamment grave pour qu’aux Etats-Unis cela devienne un problème de santé publique majeur, au même titre que l’obésité ou le tabagisme. Le Surgeon General américain a souligné que la solitude peut avoir des effets comparables à la consommation de 15 cigarettes par jour, augmentant les risques de maladies cardiovasculaires et mentales. 

Les études sont donc formelles : l’isolement social diminue l’espérance de vie et augmente les risques de maladies cardiovasculaires et mentales.

2. Les jeunes en première ligne

On a l’habitude d’associer la solitude à l’âge. Et pourtant, elle ne touche pas que les seniors. En réalité, elle frappe même durement les jeunes générations.

Le temps passé entre amis s’est effondré : les 15-25 ans consacraient encore deux à trois heures par jour aux interactions sociales il y a dix ans ; aujourd’hui, c’est moins de 45 minutes.

Scott Galloway, expert en économie numérique et professeur de marketing à la New York Université, met en cause les écrans et les algorithmes, qui donnent l’illusion d’une vie sociale sans interactions réelles. Et se fait censurer avec des déclarations telles que : “les entreprises les plus intelligentes et les plus riches du monde, avec la plus grande concentration de QI de l’histoire, n’ont qu’une seule mission : elles essaient de convaincre les jeunes, surtout les jeunes hommes, qu’ils peuvent avoir un simulacre de vie satisfaisante sur un écran, grâce à un algorithme.”

Le phénomène de « friendship recession » (récession de l’amitié) illustre ce déclin : un Américain sur cinq n’a aucun ami proche.
Ouch !

3. Travail, IA et hyper-productivité : des accélérateurs du phénomène

Dans le monde du travail, évidemment on accuse souvent la mise en place du télétravail de cet isolement voulu ou forcé.

Pourtant, selon Constance Hadley, chercheuse à la Boston University, ce n’est pas tant la présence physique qui compte, mais la qualité des interactions professionnelles et la valeur que les relations humaines a pour l’entreprise… Pour elle, il n’y a pas de différence significative de niveau de solitude entre les personnes travaillant principalement au bureau (5 jours ou la majorité du temps) et celles en format hybride.
La raison n’est donc pas là. Où est-elle alors ?

Cela semblerait être l’obsession de la productivité qui est la nôtre.
Quand les journées sont une course effrénée, rythmées par des réunions à répétition et des deadlines serrées, il ne reste plus de place pour les liens humains.

Quant à l’IA, bien sûr, elle est montrée du doigt. Elle ne risque pas d’inverser la tendance c’est sûr. Même OpenAI a montré avec une de ses propres études que les utilisateurs intensifs de ChatGPT sont plus enclins à l’isolement social. Et peuvent devenir émotionnellement dépendants de l’outil.

« La solitude est à l’esprit ce que la diète est au corps. » Vauvenargues

Alors la solitude nouveau fléau du siècle ?

 

Sources : Le Monde, The Guardian, The Conversation, Fondation de France…

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