Le Magazine

Quitter X : un dilemme pour les communicants et marketeurs

Abandonner la plateforme X, c’est 1 vraie question pour chacun. Mais encore plus quand on bosse dans la communication, le marketing ou le digital.
Car on n’utilise pas X pour (seulement) rigoler, c’est bien plus que ça.
quitter X par Elaee cabinet recrutement digital marketing communication
Pour 1 communicant, X est 1 outil stratégique, 1 espace de veille, d’information et de dialogue qui s’est inscrit au cœur de notre quotidien professionnel.

Un vrai dilemme pour les communicants et marketeurs

Il est difficile de faire une croix sur le temps investi pour construire une communauté engagée. Car, en pratiquant au quotidien (cela a été le cas de l’équipe Elaee durant plusieurs années), on n’a pas seulement engrangé des abonnés, on a aussi créé des liens, nourri des conversations et établi une certaine crédibilité dans son secteur d’activité. En quittant l’ex-Twitter, on perd ce capital relationnel précieux.

Pour la veille, c’est plus facile de remplacer X, même s’il va falloir perdre l’habitude du temps réel concernant les tendances, les actualités, les retours d’expérience.
LinkedIn par ex. se rapproche de plus en plus de cette réactivité immédiate de format court.
 
Reste le problème du « sans filtre » cher à X, et maintenant à Meta avec Facebook et Instagram depuis l’annonce de Zuckerberg. Décrits comme des lieux d’expression directe qui permettent de prendre la parole et de défendre des valeurs sans être baillonnés, ces plateformes vantent l’authenticité ( ! ).
Mais oublient de mettre en garde sur les dangers. Comment s’appelait ce docu Canal + où des managers importants de GAFAM expliquaient que leurs enfants n’avaient pas droit aux écrans ? Si vous vous souvenez du nom nous sommes preneurs !

Et la pub ? Et l’addiction ?

Enfin, reste le levier qu’est X en termes de campagnes de communication, qu’elles soient d’influence, de crise ou commerciales.
 
A notre humble avis, c’est là que le changement peut opérer : lorsque les marques, poussés par les consommateurs qui ne voudront pas cautionner la propagande d’Elon Musk, décideront de placer leurs budgets ailleurs.
 
Enfin, il ne faut pas sous-estimer l’impact psychologique. l’usage de X est devenu une routine, presque une habitude professionnelle pour les communicants et les marketeurs. Y renoncer, c’est redéfinir ses pratiques, voire réapprendre à travailler autrement.

Les réseaux sociaux, on « peut » quitter ? Ou pas ?

Bien que des organisations comme HelloquiteX (le mouvement FR qui a créé un grand exode le jour de l’investiture de Trump) montrent clairement le chemin, quitter X reste une décision qui nécessite de repenser entièrement sa stratégie digitale, d’accepter de réinvestir du temps ailleurs et de trouver des alternatives viables.
Est-ce que ce sera Bluesky ?
Est-ce qu’on aura la chance de voir naître un réseau social éthique, pertinent, authentique ?
 
Nous, chez Elaee, on a commencé à tester la déconnexion. Pour voir si c’est facile ou pas.
71% des Français estiment pouvoir se détourner ou boycotter les réseaux de Meta (sondage Harris Pulse).Un changement bien plus important qu’1 seul clic sur 1 bouton.
Une vraie transformation des réseaux sociaux.
Vous êtes prêts ?

 

Image : HelloQuitteX

5 commentaires sur “Quitter X : un dilemme pour les communicants et marketeurs”

Sandra Gonzalez Helly dit :

L’enjeu global est important. il faut travailler sur des solutions alternatives !
Le film s’appelle The social dilemma il me semble

hauri dit :

la « propagande de Musk », un article extrement neutre. Peu importe, les gens vont rester sur X, et Musk ne va pas s’arrêter de dormir parceque la vieille France ne supporte pas que l’americaine se réveille….

A un moment il faut prendre le train en marche.

Yves Goulnik dit :

lorsqu’on est récepteur plutôt qu’émetteur de contenu, tant que le signal est audible il y a une vraie valeur à rester. le rapport signal/bruit est certes massivement à la baisse, c’est chronophage et usant, il faut juste bien connaître ses sources d’information –je ne parle pas de marques ou de consommateurs– et il reste beaucoup de contenus de qualité au quotidien.

Eva Glele dit :

Savoir s’adapter et se réinventer est un des prérequis de nos métiers. Les alternatives à X existent déjà. A nous de nous emparer de ces territoires et de les investir dans l’intérêt des marques que nous accompagnons. Que cela signifie poursuivre ou reprendre de 0 les stratégies déjà mises en place. La question du temps investi eu égard les risques de crise et réputationnels nombreux (sans parler de la question éthique centrale) que posent le fait de rester sur un réseau dont le propriétaire est un néo nazi assumé et qui a décrété très clairement son intention d’en faire un outil de propagande afin de normaliser son idéologie haineuse et de façonner l’opinion publique, est un non sujet en ce qui me concerne. Et c’est le cas de plusieurs marques qui ont déjà passé le pas.

Le documentaire dont vous cherchez le nom est “Derrière nos écrans de fumée” (The Social Dilemma).

Merci pour les commentaires.
@Sandra : oui c’est ça « the social dilemna »
@Hauri : ce site n’est pas neutre en effet, j’assume la position choisie qui consiste à ne pas cautionner les extrêmes, quels qu’ils soient.
@Yves : intéressante ce rapport signal / bruit.
@Eva : votre point de vue est très intéressant et défend les enjeux de la communication de crise. Mais être « non-sujet » risque de ne plus être permis longtemps, ni pour les marques, ni pour chacun d’entre nous non ?

Laisser un commentaire

Les fiches métiers

Fiches Métiers

Je dépose mon CV

Déposer

Toute peine mérite salaire

Rémunération, salaire, paie… autant de gros mots qui sont tabous en France, même dans les métiers de la création, de la communication, du marketing et du digital.

Votre salaire en 3 étapes